Les réformes de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles
- Arthur CANON

- 10 mai
- 3 min de lecture
L’enseignement, cette mamelle si indispensable à notre société, a été, comme vous le savez très probablement, soumis à un certain nombre de réformes. La dernière en date entrera en vigueur lors de la prochaine rentrée scolaire (à savoir l’année académique 2026-2027), et modifiera en profondeur la structure de la première année du secondaire. De fait, qui n’a jamais entendu parler du fameux « Pacte d’Excellence » ou du « tronc commun » ?
Focus sur les grandes réformes qui vont prochainement affecter l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles, en faisant apparaître leurs avantages et inconvénients, notamment en ce qui concerne la première année du secondaire, dès la prochaine rentrée scolaire.

De quoi parle-t-on exactement ?
Né en 2014, le « Pacte pour un Enseignement d’Excellence » se présente sous la forme d’une amélioration progressive du système scolaire. Cela s’axe sur différents thèmes, tels que le tronc commun, la gratuité scolaire, le bien-être à l’école, la simplification du travail dit « administratif », la transition vers le numérique, les rythmes scolaires, ou encore la valorisation du métier d’enseignant.
« À travers le Pacte, l’école s’adapte à la société du 21e siècle : le monde évolue, l’école aussi », voici ce que l’on peut lire sur le site WEB de la FWB (Fédération Wallonie-Bruxelles).
Des enjeux prometteurs … Mais quels avantages ?
Naturellement, une telle réforme présente de nombreux avantages. En effet, le tronc commun consiste en un parcours d’apprentissages identiques, et ce, de la première maternelle à la troisième secondaire. Il s’agit donc d’un objectif d’égalité entre chaque élève, visant à supprimer les inégalités sociales, qui se traduit notamment par une certaine « gratuité scolaire » (notamment pour les fournitures scolaires en primaire). Mais les objectifs sont véritablement pluriels : simplification administrative pour les enseignants et le corps de direction, meilleures conditions de travail (pour les élèves autant que pour les enseignants), et ce, via des classes moins remplies, mixité sociale, redoublement limité pour les élèves, apprentissages collectifs, etc.
De nombreuses controverses … Mais sont-elles légitimes ?
Malgré ces nobles objectifs, le « Pacte d’Excellence » est soumis à beaucoup de critiques, et notamment de la part des enseignants, qui ont déjà pu les exprimer lors de nombreuses journées de grève. Il est vrai que si l’on reprend la liste des avantages promis par le Pacte, on peut aisément y trouver des défauts, voire des dégradations par rapport à la situation actuelle. Le budget dégagé pour l’enseignement semble en effet bien trop minime par rapport aux besoins réels des écoles.
De plus, de nombreuses critiques négatives ont été émises suite à la décision de limiter le redoublement. En effet, beaucoup pensent qu’en allégeant les exigences, un risque de décrochage, lié aux compétences qui n’ont pas été assimilées, est bel et bien réel.
La vision d’un enseignement dispensé avec des classes moins remplies semble néanmoins relever de l’ordre de l’utopie, dans la mesure où une notre société déplore déjà, à l’heure actuelle, une pénurie d’enseignants.
En définitive, le « Pacte pour un Enseignement d’Excellence » pourrait offrir au monde de l’école une véritable plus-value, mais il est encore un peu trop tôt pour savoir si cela y contribuera ou non … En parallèle, la question du budget demeure délicate !
Et les changements en 1re secondaire ?
Dès la prochaine rentrée scolaire (2026-2027), la première année secondaire, après les six années du primaire, entrera, elle aussi, dans le parcours du tronc commun ; la grille horaire va donc être modifiée et les options vont par conséquent être supprimées, au profit de nouvelles activités qui seront intégrées dans ce parcours. Parmi les changements majeurs, on note la disparition regrettable du cours de Latin, dont les apports, tant linguistiques que culturels, n’ont cessé d’être soulignés, déjà à de nombreuses reprises ! Néanmoins, ce cours deviendra obligatoire pour tous en 2e année (et le restera probablement aussi en 3e, sauf si nouveau changement il y a !).
En 1re, le cours de Latin sera désormais intégré dans un cours plus vaste, « Français et langues anciennes », à raison de 6h par semaine (parmi les 32h hebdomadaires). Apparaîtront en outre 2h consacrées aux technologies et au numérique en général, ainsi qu’un renforcement en mathématiques (on passe de 4h à 5h de maths). Une activité d’orientation verra également le jour. Le plus simple est de consulter la grille-horaire type ci-dessous. Néanmoins, au moment d’écrire ces lignes, certains questionnements subsistent encore !!
Reste à savoir comment tous ces nouveaux apports vont pouvoir être mis en pratique ! Comme évoqué précédemment, il est difficile de déterminer avec certitude les réels avantages et inconvénients qui feront surface sur le terrain.
Réponse(s) dans les salles de classe, d’ici quelques mois …

Rédacteur : Arthur Canon, 6A.



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