Voyages et évasions : les 1000 façons de partir en vacances !
- Luna DI ROCCO et Carmen DENIS
- 17 juin
- 6 min de lecture
Nous voilà déjà en mai, mois synonyme de révisions, d'ensoleillement mais peut-être aussi de préparatifs pour les futures vacances... Quoi de mieux que de se projeter au soleil pour motiver et optimiser notre étude ? Certains mettront à profit leur période de repos pour partir dans de lointaines contrées, d'autres pour simplement changer leurs habitudes. Quel que soit votre choix, le fait de changer d'air, que ce soit au fond de votre jardin ou bien aux îles Canaries, est assurément profitable. Mais avez-vous déjà réfléchi à l'origine des vacances que nous considérons comme acquises ? Et quelles sont toutes les possibilités pour s'évader ?
Les vacances d'hier à aujourd'hui
À l'origine, et surtout durant l'Antiquité, les vacances, ou littéralement « être inoccupé » (du latin vacare), sont définies en fonction des fêtes religieuses et des périodes qui se prêtaient moins au travail (par exemple en hiver, lorsqu'il faisait trop froid pour travailler dans les champs et que rien n'y poussait).
Les premières vacances prédéfinies sont celles des écoliers, en juillet et août, afin d'aider leurs parents aux champs. Beaucoup de familles bourgeoises commençaient donc à partir près des côtes lors des fortes chaleurs estivales. Les villes étaient, en effet, extrêmement désagréables lors des étés torrides. Les familles moins aisées ne pouvaient pas partir : elles n'en avaient pas les moyens et leur emploi du temps ne le permettait pas.
Au XIXe siècle, beaucoup d'ouvriers travaillaient 10 à 12 heures par jour sans congé payé. À la suite de grandes grèves, l'année 1936 voit apparaître les premières « vraies » vacances avec deux semaines de congé payé. Dès lors, le développement touristique marque un tournant. Le camping va, par exemple, devenir très à la mode et, bien sûr, il y aura un engouement important pour passer les vacances près de la mer. De nombreuses infrastructures seront donc construites pour permettre à tous ces vacanciers, quelle que soit leur classe sociale, de passer d'agréables moments.
Actuellement, les possibilités pour partir sont infinies : voitures, trains, bus, avions et bateaux sont autant de moyens de transport utilisés. Les destinations aussi se diversifient : de la côte belge aux Maldives en passant par le Mexique ou l'Espagne…
Plus récemment, des alternatives ont été mises en place pour lutter contre le réchauffement climatique. Les objectifs, comme limiter les déplacements en avion ou les longs trajets en voiture, sont idéaux pour des vacances plus écoresponsables. Certaines agences de voyage proposent des formules de vacances qui s'inscrivent dans le tourisme durable : déplacements en train, par exemple ; d'autres proposent de participer à des programmes de protection de la nature (vacances dites « régénératives »). Des recherches sont actuellement en cours pour se diriger vers des déplacements sans empreinte carbone.
Beaucoup s'interrogent sur les vacances du futur : irons-nous dans l'espace ? Des projets sont actuellement en cours pour des hôtels gonflables sur la Lune ou des vols spatiaux à bord de confortables navettes… Pour ceux que l'espace n'intéresserait pas, on projette également de construire des hôtels sous-marins pour observer la flore et la faune. Autant de projets qui peuvent faire rêver mais qui demanderont encore quelques années de réflexion !
Partir pour mieux découvrir
À l'heure actuelle, beaucoup de possibilités pour se dépayser et se déconnecter existent... Mais laquelle choisir ? En effet, en fonction de nos compagnons de voyage ou de la durée de notre séjour, les destinations ne seront pas les mêmes...
Souvenirs en famille
Les destinations proches telles que la France (la Bretagne, le Pays basque), l'Italie… sont à privilégier pour ne pas perdre de temps dans les déplacements. La formule du camping revient peu à peu à la mode car c'est peu cher, drôle et amusant pour les enfants. C'est une formule idéale pour la découverte de la nature. D'autres préféreront loger dans des gîtes ou maisons d'hôtes pour garder le confort quotidien et l'espace.
Quand luxe rime avec évasion
Le tourisme de luxe est souvent défini par sa destination, qui se doit d'être lointaine et très en vue : Polynésie, Bali, Caraïbes…
L'hôtel choisi est également très important : all-inclusive, adult only, piscines, proximité de la mer… Beaucoup choisissent leur hôtel en fonction de son standing. De plus, le calme et le caractère intime d'un lieu sont devenus un luxe que peu de personnes peuvent se permettre. Les réseaux sociaux en sont principalement la cause. En effet, ces dernières années, de nombreuses publications d'influenceurs/influenceuses montrant des endroits isolés et préservés engendrent une augmentation considérable du nombre de touristes. On assiste donc à une véritable « ruée » de voyageurs, ce qui cause un bouleversement au niveau de la faune et de la flore…
Le voyage au fil de l'eau
Symboliquement, ce sont les vacances de rêve. En effet, les croisières permettent plusieurs destinations en un seul voyage, les formules sont souvent all-inclusive, la restauration variée, les divertissements nombreux... Mais derrière cette image dorée, il y a de nombreux méfaits tant du point de vue de l'authenticité que de la pollution.
Actuellement, nous pouvons distinguer deux types de croisières : le tourisme de masse, qui voyage en énormes paquebots transportant parfois plus de 5000 passagers. Nous pouvons prendre l'exemple de l'Icon of the Seas, de la compagnie Royal Caribbean. C'est actuellement le plus gros bateau de croisière au monde. Mis en service début 2024, ce mastodonte mesure 365 mètres de long, possède 20 ponts et peut accueillir près de 7600 passagers. Il est cinq fois plus grand que le Titanic et propose des parcs aquatiques, 40 restaurants et de nombreux divertissements.
L'impact écologique de ce genre de tourisme est extrême : ces navires émettent des quantités massives de soufre et de particules fines, équivalant parfois à des milliers de voitures pour un seul navire. Ces hôtels flottants polluent l'air des villes portuaires et génèrent d'énormes quantités de déchets et d'eaux usées. Ils contribuent ainsi fortement au changement climatique. La gestion des eaux usées et des déchets génère des risques pour la faune et la flore. De plus, les voyageurs débarquent souvent dans les villes pour quelques heures seulement ; ils n'ont ainsi pas le temps de s'imprégner de l'ambiance et de la culture locale.
D'un autre côté, nous retrouvons les croisières plus intimes : certaines compagnies actuelles préfèrent opter pour des formules de moindre ampleur : moins de passagers, petits bateaux, respect de l'environnement…
Des vacances entre aventures et sensations
Certains préfèrent profiter de leurs vacances pour faire du sport. Quoi de mieux pour notre santé et le lâcher-prise de notre esprit ?
Pour la randonnée et l'escalade, les Alpes et les Pyrénées sont à privilégier ; pour des activités nautiques (surf, planche à voile…) le Portugal et l'Espagne sont à la mode.
D'autres pays plus exotiques sont particulièrement agréables grâce à leur climat, comme le Costa Rica. Pour des vacances sportives à moindre coût, on peut aussi opter pour des stages. Loin de la vieille image des colonies ennuyeuses, les stages se réinventent en s'adaptant à chacun. Certains iront au centre aéré du quartier tandis que d'autres passeront des auditions pour participer à des stages internationaux… Le choix est vaste !
Mens sana in corpore sano !
Des vacances entre patrimoine et traditions
Pourquoi ne pas profiter de ces vacances pour découvrir davantage notre planète et les civilisations qui nous ont précédés ?
Pour des villes riches en histoire : Rome, Athènes ou Istanbul sont de grands classiques… Grands musées reconnus internationalement, sites classés au patrimoine mondial de l'UNESCO, monuments mondialement connus y courent les rues.
Les villes plus actuelles sont également intéressantes : Paris, New York, Berlin… La gastronomie et l'éventail de musées y sont mis à l'honneur.
L'inconvénient majeur de ces vacances réside dans le fait qu'elles sont souvent courtes et que le voyage en avion est nécessaire. L'empreinte carbone est donc assez élevée.
Le staycation ou l'art de s'évader sans partir loin
Une toute nouvelle tendance qui se développe est celle du staycation : elle se caractérise par le fait de partir près de chez soi pour ne pas perdre de temps lors des déplacements. Elle garantit une déconnexion totale tout en augmentant le standing des vacances : spa privatisé, room service étoilé, gîtes insolites, expériences immersives…
Conclusion
Les vacances sont des périodes qui nous permettent de nous déconnecter de nos problèmes quotidiens. Pour ce faire, certains vont chercher le soleil, la mer ou les paysages impressionnants à l'autre bout du monde tandis que d'autres ont juste besoin de s'évader mentalement en lisant un bon livre... Chacun fait comme il veut, le maître-mot étant bien sûr de profiter ! Mais n'oublions pas que sans travail, il n'y a pas de repos !
Sur ce, nous vous souhaitons une bonne période de révision et d'ores et déjà de magnifiques vacances !
Rédactrices : Luna Di Rocco και Carmen Denis 4 L


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